
L'arrivée du chemin de fer
La Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg ouvre la section initiale reliant Paris à Meaux le 5 juillet 1849. Vaires se retrouve alors coupée en deux par la voie ferrée mais ne possède pas de gare. Pour prendre le train, les Vairois doivent se rendre à Chelles ou à Lagny par la diligence. Dès 1859, la ville demande la création d’une gare, mais cette demande reste sans suite pendant plus de 38 ans malgré l’insistance des communes alentours. La Compagnie - désormais des Chemins de fer de l'Est juge Vaires trop proche des gares voisines.
Ouverture d'une halte
L'inauguration du pont sur la Marne en 1897, avec l'afflux de voyageurs occasionné - la chocolaterie Meunier n'y étant pas étrangère, permet la rentabilité d'une halte à Vaires, qui est construite la même année et ouverte aux passagers le 12 janvier 1898. Elle est alors située en pleine nature, à droite du pont en venant de Brou, du côté des voies pour Paris. Le bâtiment comprend une maison d’un étage occupée par le chef de halte, ainsi qu'une annexe contiguë réservée aux voyageurs. Une rampe permet l'accès aux quais d'aspect rudimentaire. Plus de 100 000 passagers annuels l’empruntent déjà en 1901, et sa situation à 23 km de Paris, à proximité de la Marne, constitue un argument de vente certain lors de la réalisation des lotissements en 1908. Un accord est conclu entre la commune et la Compagnie de l'Est en 1911 pour transformer la halte en gare à part entière. Mais la guerre éclate juste après le début des travaux, et il faudra attendre 1933 pour voir naître la nouvelle gare, la Compagnie étant davantage occupée dans l'immédiat après-guerre par l'établissement du triage.
Construction de la gare
En 1932 débutent les travaux de la gare. Celle-ci, nommée alors "Gare de Vaires-Torcy-Noisiel-Brou, est inaugurée le 2 juin 1933. Mais il ne s'agit pas uniquement de remplacer l'insuffisante halte : les travaux s'étendent aussi aux voies que l'on double (de 2 on passe à 4) ainsi qu'au pont, que l'on détruit pour le remplacer quelque mètres plus loin par un autre plus large. Le dit "bâtiment des voyageurs" construit l'année suivante donne accès à une passerelle en béton qui dessert les quais.
Architecture
Labellisée « patrimoine d'intérêt régional » depuis 2011, la gare de Vaires possède une architecture remarquable qui a même servi de modèle pour la réalisation d'une maquette de train miniature par le fabricant français Jep. Sa façade est conçue avec une ossature faite de poteaux et de poutres en béton armé et un remplissage en briques. Ses volumes classiques reposent sur un corps central flanqué de deux ailes symétriques, dont l'une est assortie à sa construction d'une annexe aujourd'hui disparue, dédiée aux sorties. Les toitures à croupes rabattues (ou demi-croupes) font référence aux différents styles en vogue à Vaires et dans les autres villes de villégiature françaises au début du XXe siècle. Cette référence au voyage s'inscrit dans la tradition des gares réalisées par la Compagnie de l'Est. Les trois grandes baies qui surmontent les portes de l'entrée principale sont caractéristiques de l'architecture des années 1930, au même titre que les menuiseries ; l'enduit et le bois peints, les vitrages et les briques font figure d'archétype en matière d'architecture ferroviaire. La marquise habillant le rez-de-chaussée n'existe plus aujourd'hui.
Une modernisation par étapes
En 1960, afin de procéder à l'électrification des lignes, des travaux de surélévation du pont de la gare sont réalisés.
En décembre 2003, une nouvelle passerelle voit le jour, en raison de la construction de la ligne à grande vitesse. Elle est achevée en 2004.
En 2018, un projet d’aménagement du parvis de la gare et de création d’une gare routière voit le jour. Ce pôle est inauguré le 2 juillet 2021. Le site a ensuite été rendu accessible aux personnes à mobilité réduite avec l'ajout d'ascenseurs.